dimanche 22 décembre 2013

Mon meilleur plan cul régulier

François se faisant rare, je me demande si je ne vais pas tenter une nouvelle fois un rapprochement stratégique vers le jeune Karl.

Ça m'a fait repenser à mes expériences de plan cul, et notamment à Raphaël qui est celui qui a duré le plus longtemps, près d'un an.

Raphaël était très joli garçon, mais physiquement il n'était pas le genre par lequel j'étais généralement attirée. Blond, yeux bleus, pas très grand et de faux airs à Hugh Grant. Raphaël était réalisateur de documentaires historiques et il vivait seul dans un appartement agréable et proche du périphérique.

Il a été mon mentor en matière de plan cul régulier, et par la suite je n'ai jamais rencontré quelqu'un avec qui ça marchait si bien, avec qui ce type de relation semblait si naturelle.
Pour que ça marche, il faut du respect mutuel, du désir et de la complicité. En dehors de nos échanges sexuels, nous ne correspondions pas. Pas de sms, pas de sorties ensemble, pas d'allusions à une vie "civile quotidienne". Nous ne nous appelions que pour fixer un rendez-vous lorsque l'un de nous en avait envie.
Nous n'avons jamais mangé ensemble, jamais dormi ensemble, jamais parlé de nos parents ensemble.
En revanche nous prenions beaucoup de plaisir, nous nous amusions, nous nous connaissions, et qu'est-ce qu'on riait parfois !

C'est avec Raphaël que je me suis rendue compte que malgré le fait que je sois plutôt dominante et avec un très fort caractère au quotidien, je préfère que la tendance s'inverse durant l'acte : une soumission légère à modérée m'émoustille drôlement.

Un jour, Raphaël a décliné notre prochain rendez-vous car il avait rencontré quelqu'un. Il m'a proposé de me joindre à eux, mais un trio avec une fille ne me fait pas du tout envie, alors j'ai décliné l'invitation. Je l'ai relancé quelques mois après, sa relation était devenue vraiment sérieuse, je me suis effacée sans peine mais en étant un peu embêtée de devoir retrouver quelqu'un qui saurait gérer aussi bien ce style de relation. Je n'y suis pas encore parvenue.

Je ne suis pas sûre que Karl soit capable d'autant se détacher affectivement, c'est un peu pour ça que je recule à essayer. Après, je pense que François est un bon candidat (disponibilités mises à part, évidemment).

L'un de mes amis m'a dit un jour que d'entretenir une relation de type "plan cul régulier" ne me met pas dans une situation de disponibilité affective et que je pourrais donc passer à côté de jolies rencontres amoureuses. Je ne suis pas de son avis, je préfère encore assouvir mes envies ponctuellement et sans attaches plutôt que de rester dans une attente désespérée à la Bridget Jones...

Est-ce que j'ai tort de bousculer les schémas ? Est-ce que les plans culs et la recherche de l'amour sont à ce point incompatibles ?

2 commentaires:

  1. Je vais essayer d'adopter ta philosophie à savoir m'éclater, prendre ce qu'il y a à prendre, tout en restant open à un éventuel coup de foudre sait-on jamais...
    Je ne pense pas que ce soit incompatible, au contraire, il me semble que ça arrive plus souvent qu'on le pense : ne pas avoir envie de se prendre la tête, puis finalement rencontrer quelqu'un avec qui tout va se passer très vite : emménagement, mariage, bébé...
    On se tient au courant ?
    Des bisous ma belle !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ohhhhh, je suis contente que tu sois passée par ici, finalement on apprend toujours par l'expérience !!

      Supprimer